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1 – Mes premiers pas

Vous êtes-vous demandé qu’elle est l’origine de mon nom, « Pernes » ? Il témoigne de ma naissance, de ces premiers édifices qui ont donné l’impulsion, des siècles plus tard, au développement d’une ville plus vaste.
Des fouilles entreprises en 1993 ont mis au jour des vestiges gallo-romains et ont démontré l’emplacement de plusieurs villas situées en amont de la Nesque. Un de ces domaines était géré par un propriétaire nommé « Paternus ». De son nom a résulté ensuite celui de Paternae puis de Pernes.

J’ai donc grandi doucement, lovée contre la Nesque, cette rivière qui va se jeter dans la Sorgue avant de rejoindre le Rhône. Selon les saisons, j’ai bénéficié de sa protection ou supporté son tempérament parfois fougueux.
Nous avons de nombreux souvenirs partagés ! Je ne vous parlerai pas des souvenirs douloureux comme les incursions des Sarrasins dans le Comtat dès le milieu du VIIIème siècle. Je préfère sourire en évoquant la légende qui raconte que Charlemagne aurait vaincu les armées sarrasines ici même, près de l’ancienne Chapelle Saint-Philippe. Moi seule sais ce qu’il s’est réellement passé…

Au Xème siècle, le Comtat Venaissin est apaisé et mes habitants se sont installés sur la rive droite de la Nesque. Ils ont choisi une plaine vaste et fertile pour leurs cultures et se sont regroupés autour d’une église dédiée à la Vierge Marie. Aujourd’hui vous la connaissez sous le nom de Collégiale Notre-Dame de Nazareth !

En 968, à ma grande surprise, j’ai détrôné Venasque, ma voisine, est suis devenue la capitale du Comtat Venaissin. Je n’en suis pas peu fière !

 

C’est justement à cette période que j’ai observé mes habitants se déplacer progressivement vers la rive gauche de la Nesque, sur cette butte qui la surplombe. Ils ont choisi ce site pour son aspect défensif, mais entre nous, la vue depuis cette hauteur valait bien le déplacement ! Imaginez-vous observer chaque matin le Mont Ventoux rayonnant sous la lumière du soleil levant…

 Au XIIème siècle, sur la butte au cœur des habitations, les hommes ont érigé une solennelle forteresse digne de mon statut de capitale. Cette forteresse est dominée par un donjon surplombant toute la ville. Vous pouvez encore le voir aujourd’hui. Il est plutôt imposant, n’est-ce-pas ?
Pour moi cet évènement marque le début d’une nouvelle ère pendant laquelle ma croissance a été dirigée avec poigne par une puissante famille, celle des Comtes de Toulouse. De quoi avaient t-il l’air ? Je ne saurais vous dire, les comtes n’ont jamais résidé dans leur forteresse ! Ils ont préféré déléguer les affaires du Comtat Venaissin à des sénéchaux.

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