Que faire dans les alentours ? Le meilleur du territoire, en quelques clics !

À voir, à faire :
Tout le territoire, en
quelques clics !

Accueil > Découvrir > Histoire et Patrimoine de Pernes > L'Histoire de Pernes

3 – Mon épanouissement

Je me souviens du XIXème siècle comme d’une impulsion nouvelle qui nous a poussé, mes habitants et moi, à nous ouvrir vers l’extérieur.

Mes murailles étaient désormais inutiles, elles ont été détruites. Immédiatement j’ai commencé à mieux respirer ! De nouvelles rues ont été construites ainsi qu’un pont sur la Nesque, à l’est. La circulation est devenue plus aisée. Rassurez-vous, j’ai tout de même conservé trois de mes portes de ville pour que vous puissiez imaginer ma robustesse d’antant !

Le XIXème siècle est celui de deux hommes de géni : Louis Giraud et Paul de Vivie. Les observer travailler à l’amélioration du quotidien de mes habitants et de ceux du Vaucluse tout entier a été une source d’espoir pour le futur !

Cette période a aussi été celle des défis pour les agriculteurs qui cultivent si vaillamment mon sol. Ils ont su s’adapter pour relancer l’activité agraire plusieurs fois mise en danger par une maladie ou une nouvelle méthode industrielle. Aux céréales, à l’olivier, à la vigne et au safran cultivés traditionnellement se sont ajoutés, par exemple, la culture de la garance et l’élevage des vers à soie.
Dès 1857, les cultures maraichères se sont intensifiées grâce à l’eau de la Durance apportée en abondance par le Canal de Carpentras, un projet mené par Louis Giraud.

L’industrialisation qui avançait à grand pas a beaucoup aidé pernois et pernoises à exploiter les richesses naturelles de mon terroir. Ainsi, dès 1894, l’ancienne gare de Pernes a exporté ces denrées dans toute la France et même à l’international ! Quel accomplissement !

   Malheureusement, les deux guerres mondiales ont été une véritable épreuve. Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, certains pernois comme Gabriel Moutte, m’ont montré tout leur courage lors de l’occupation en rejoignant la Résistance entre 1942 et 1944.
Savez-vous que le 25 aout 1944, lorsque les armées allemandes se sont retirées, elles ont fait sauter le Pont Notre-Dame ? Il a été reconstruit quelques années plus tard à l’identique.

L’épisode de la Première Guerre Mondiale a mis définitivement un terme à la culture de la garance et à l’élevage des vers à soie. Les pernois se sont reconvertis dans diverses industries, mais toujours liées au domaine agroalimentaire (biscuiterie, conserverie, distillerie...). Mes habitants sont plutôt bons vivants, mais ne le répétez pas !
Notez cependant qu’au début du XXème, l’agriculture reste l’activité prédominante sur mes terres.

La deuxième moitié du XXème siècle est celle de la reconnaissance.
Pour le passé tout d’abord, à travers le classement ou l’inscription au titre des Monuments Historiques de vingt-cinq de mes édifices. Ils sont autant de souvenirs que je préserve délicatement.
Ce siècle a également vu l’ouverture de plusieurs musées municipaux et associatifs qui vous permettront de mieux appréhender mon histoire et les traditions comtadines.

Il s’agit aussi de la reconnaissance du travail des pernois. Je suis satisfaite de contempler aujourd’hui des artisans d’Art renommés qui façonnent des produits de belle qualité. Un conseil, allez faire un tour à l’Office de Tourisme ! Il y a là-bas un espace qui s’appelle « les Talents d’Ici » et qui vous présente leur travail !

J’interromps ici mon récit, pour un instant seulement car le présent qui se déroule sous mes yeux ne tardera pas à nourrir de nouvelles histoires passionnantes ! Viendrez-vous y prendre part ?

  

 

Lire la suite

Retour